Après une série de féminicides médiatisés, le meurtre de Pinar Gültekin a été l’étincelle qui a amené de nombreuses femmes turques à descendre dans les rues des grandes villes, en dépit de la pandémie de Covid-19 et de la répression policière. À Izmir, une manifestation en hommage à la jeune femme a été dispersée par la police, et une quinzaine de manifestantes violemment arrêtées, souligne le média en ligne Gazete Duvar.

Devant les réactions de la société civile et de l’opposition, le président, Erdogan, a même fini par décider de s’exprimer : “Nous transmettons toutes nos condoléances à la famille de Pinar Gültekin, et je suis sûr que le monstre qui l’a massacré recevra la sentence la plus lourde.”

“Pourquoi la violence contre les femmes n’arrive pas à dépasser la politique ?” se demande une éditorialiste du journal